lundi 26 mai 2008 . 19h30 . esav .
salle des arts du spectacle . 56 rue de Taur, Toulouse
Comment, dans le cadre d’un désastre historique vécu par les Palestiniens en 1948, expliquer la farouche persistance d’une identité dont la reconnaissance s’affirme comme la pierre angulaire d’une solution durable ? De mère en fils se transmet le souvenir précis d’un pays qui, s’il n’est plus matérialisable, est toujours fondateur. Lorsqu’un réfugié palestinien évoque le village perdu, la précision des détails est telle que le doute s’installe, d’autant que, sur le terrain, aucune trace ne semble subsister. Dans cet écart s’immisce le film.
Tout d’abord cette ‘histoire’ que Kemleh raconte inlassablement : une nuit du printemps 1948, sous les bombardements.
Plans, vieilles photos, objets désuets, clef... et la frontière est repassée. Près d’un champ de béton, sous un grand tas d’ordures, la mosquée de la vieille photo est toujours là.
Cela a été.
Dans le camp de réfugiés où il est né, sur les lieux même où la mère arrêta ses pas , le fils construit sa maison
projection suivie d’un débat
en présence de la réalisatrice et d’un protagoniste palestinien