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8 mars 2007 - Solidarité avec les femmes iraniennes
vendredi 9 mars 2007, par
Collectif Midi-Pyrénées pour les droits des Femmes, Marche Mondiale des Femmes 31

Dénonçons une situation inique et intolérable

Soixante quatre personnes ont été arrêtées en Iran devant le Tribunal islamique révolutionnaire à Téhéran, le 4 mars 2OO7. « Il s’agissait d’une manifestation pacifique et légale contre l’arrestation et la procédure employée à l’encontre de cinq femmes, militantes des droits de l’homme, accusées de crimes contre l’ordre et la sécurité publiques. Une des militantes SHALA ENTESARI est enfermée en isolement.

Quelle est aujourd’hui la situation des femmes en Iran ?

En droit iranien, les hommes peuvent se marier, à titre temporaire et permanent. Dans le cas d’un mariage temporaire, ou de jouissance, un homme et une femme peuvent contracter une union pour une durée variant d’ une heure à quatre-vingt-dix-neuf ans. L’homme peut contracter autant de mariages temporaires simultanés qu’il le désire. Il peut cesser le contrat quand il le veut. La femme ne le peut pas.

Les filles qui acceptent ce type de mariage sont souvent issues de milieux très pauvres et défavorisés. Dans cette sorte de marché concurrentiel provoqué par le Gouvernement Iranien , les jalousies entre les femmes peuvent en arriver au crime. Cette situations rend les hommes fiers de leurs virilité et leur permet de traiter les femmes comme des marionnettes dans le marché du sexe et de leur plaisir .

La polygamie légale étant impraticable, le mariage temporaire est une façon d’inférioriser les femmes et de marchandiser leurs corps. La prostitution peut souvent se cacher sous une forme de mariage temporaire.

En Iran quelles que soient les convictions ou les croyances, toute femme présente sur le territoire doit porter le voile sous peine d’emprisonnement ou de coups de fouet.

La peine de lapidation en Iran est appliquée seulement pour les femmes. Selon la loi iranienne, les hommes sont libres et leurs désirs leur permettent des relations sexuelles extra conjugales. Par contre pour les femmes, on considère que le désir n’existe pas parce qu’elles sont femmes. Etre Une femme en Iran ,c’est ne pas avoir droit au plaisir, à l’amour, au désir sexuel. La femme est uniquement là pour la reproduction et pour le plaisir de l’homme . Il est son propriétaire, soit en tant qu’époux soit en tant que père.

La virginité est-elle une fatalité ou un destin social imposé aux jeunes filles ?

Le certificat de virginité avant le mariage n’a jamais été institutionnalisé dans le droit iranien par contre la non virginité peut causer l’annulation du mariage. Marier une fille qui n’est pas vierge est synonyme de perte de dignité pour la famille de celle-ci d’où l’intérêt de s’entourer de cette précaution.

La réfection de l’hymen est interdite en Iran. Toutefois, les médecins et les sages femmes , et même des gens qui ne sont pas formés, le font illégalement. Sur « le marché » de la reconstruction de l’hymen, il y a une forte concurrence entre les demandeurs et les marchandes d’où le prix très élevé.

Le prix du sang, dit « diyé », compensation financière d’un meurtre qui est payé à la famille de la victime, est le double pour l’assassinat d’un homme que pour celui d’une femme. Si un homme tue une femme, la famille de la victime doit payer la moitié du prix du sang (c’est-à-dire la moitié de la valeur marchande d’un homme prévue par le Code pénal ), à la famille de l’assassin. Si une femme tue un homme, elle est passible de la peine capitale, sans avoir à payer le prix du sang. Le témoignage d’un homme vaut le témoignage de deux femmes, même dans le cas d’un meurtre prémédité.

Parce que tout cela est intolérable, nous réclamons l’égalité des droits pour les femmes iraniennes et la libération des militantes arrêtées !!!!

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