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AIRBUS : QUELLE CRISE ?
vendredi 15 décembre 2006, par julien

REUNION - DEBAT

COLOMIERS

MARDI 19 DECEMBRE - 20 H 30

Salle n°5 de l’Ensemble Associatif, place du Cantal avec Myriam MARTIN porte - parole de la LCR31 et des salariés d’AIRBUS

Le plan d’économie Power8 que vient de dévoiler la nouvelle direction d’Airbus fait froid dans le dos. Alors que l’entreprise fait des milliards d’euros de profit pour ses gros actionnaires, a 5 années de carnet de commande devant elle, a multiplié sa productivité par 3 en 10 ans, le couperet vient de tomber :

- Economies de 2 milliards d’euros par an, soit l’équivalent des 2/3 des salaires des employés d’Airbus en Europe

- Augmentation de la productivité du travail de 20% en 4 ans

- Tailler dans les effectifs « non productifs » à hauteur de 30% de ceux ci.

Pour mener à bien ce plan, les recettes sont connues. D’abord, se séparer des précaires (CDD, intérimaires). Plusieurs centaines d’entre eux ont déjà été mis à la porte. Puis faire peser l’effort financier sur les sous traitants (plus des 2/3 des effectifs toulousains de l’aéronautique), les poussant à délocaliser dans les pays à faible coût de main d’œuvre. Une chaîne d’assemblage d’airbus se construit en Chine, une autre en Russie.

C’est un véritable tournant dans l’industrie Aéronautique. Depuis la privatisation, des usines entières sont fermées (certaines, comme celle de la Sogerma à Mérignac, flambant neuves) alors qu’il n’a pas de réel problème industriel.

Il ne fait aucun doute que la direction d’Airbus compte faire payer l’addition à tous les salariés du secteur aéronautique des régions Aquitaine et Midi-Pyrénées. L’agglomération toulousaine risque d’être durement touchée. Il y a 60 000 personnes - 16 000 employées par Airbus et 44 000 sous-traitants - qui travaillent pour l’aéronautique dans la région toulousaine. Les suppressions d’emploi vont se compter par milliers, l’avenir industriel de Toulouse est sérieusement menacé.

La fatalité n’existe pas. Il faut une réponse forte, politique. Oui, nos vies valent mieux que leurs profits. Cette entreprise doit repasser sous le contrôle de l’Etat, être re-nationalisée, sans un sous pour ces gros actionnaires qui ont empoché des milliards. Tous les cadeaux des collectivités locales, territoriales, tout l’argent public qu’Airbus a perçu pour « développer l’emploi » doit être rendu. Et pour éviter de retomber dans une telle situation, il est plus qu’urgent de développer les droits de contrôle et de veto des salariés, embaucher les milliers de sous traitants - salariés travaillant souvent pour Airbus depuis de très nombreuses années - mettre l’entreprise sous le contrôle des salariés.

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