
Abdelkrim Hamzaoui est un travailleur salarié de la construction syndiqué à la CGT.Il est incarceré au centre de rétention de Cornebarrieu (lire : Travailleurs du batiment sans papiers Toulouse :soutien aux camarades menacé d’expulsion ).
Entré en France en 2001 il était depuis cette date employé comme coffreur et ferrailleur. Cette qualification est très recherchée sur les chantiers de la construction. Cela explique pourquoi Abdelkrim a été employé par de nombreuses entreprises de ce secteur, dont les plus connues. Il bénéficie actuellement de plusieurs promesses d’embauche.
Entré en France en 2001 il était depuis cette date employé comme coffreur et ferrailleur. Cette qualification est très recherchée sur les chantiers de la construction. Cela explique pourquoi Abdelkrim a été employé par de nombreuses entreprises de ce secteur, dont les plus connues. Il bénéficie actuellement de plusieurs promesses d’embauche.
Abdelkrim a été interpellé en 2005 et placé en centre pénitentiaire au motif qu’il refusait de divulguer sa nationalité, ce qui empêchait de fait son expulsion du territoire. Il a été jugé dans le tribunal qu’il avait contribué à construire de ses mains.
Sa détention a été bénéfique, non pas pour lui mais pour ses nouveaux employeurs : la Maison d’arrêt de Seysses. Sa qualification fut utilisée pour achever les travaux du centre pénitentiaire. Ses feuilles de paye font état d’heures de travail payées au bon vouloir de l’administration. Certaines le sont sur la base de 2 euros net l’heure mais d’autres à 10 centimes. Ces tarifs feraient rêver tous les patrons de ce pays même ceux qui exploitent dans les pires conditions des travailleurs sans papiers. En tout cas elles ne peuvent qu’interpeller les salariés de ce pays puisque les cotisations sociales étaient versées selon la même méthode. Cotisations sociales qui de toute façon ne bénéficieraient pas au détenu sans papier puisque son statut ne lui ouvre aucun droit à Sécurité Sociale.
Abdelkrim a été à nouveau interpellé il y a une vingtaine de jours. Il se trouve actuellement au centre de rétention administratif. Syndiqué à la CGT, il bénéficie du soutien de ses organisations, le syndicat local de la Construction CGT, l’Union Locale Toulouse Nord-Est CGT et l’Union Départementale CGT. Nous avons tenté de rencontrer la préfecture afin d’étudier les possibilités de régularisation de ce travailleur. Pour l’instant la préfecture demeure opposée à cette éventualité.
Les services de l’Etat nous apparaissent cependant obligés de reconnaitre que ce salarié est nécessaire à la vie économique de notre pays. Sinon, comment expliquer qu’ils aient, eux-mêmes, employé ce travailleur à des tâches qualifiées ?
COLLECTIF IMMIGRATION CGT
11 juin 2008