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Action du 7 avril : Jean-Paul Bailly accueilli à Labége
mercredi 13 avril 2005, par

Le président national de la Poste, Jean-Paul Bailly avait convoqué tous les cadres de la Poste de Midi-Pyrénées, le jeudi 7 avril à Diagora Labège.

Dès le matin de bonne heure, les postiers de Sudptt31 en grève étaient là pour les accueillir, et des représentants de « Touchez pas à la poste » les ont rejoints vers 11h.

C’est à midi, au moment où il est arrivé à pied pour entrer à Diagora, accompagné de trois porte-serviettes, que le collectif « Touchez pas à la poste » et quelques postiers de Sud ont pu intercepter JP.Bailly pendant quelques minutes.

Le temps pour « Touchez pas à la poste » de se faire connaître et de lui REMETTRE EN MAINS PROPRES LES 9 202 SIGNATURES DE PETITIONS DES USAGERS DE LA HAUTE-GARONNE !!

JP.Bailly, au cours du bref dialogue engagé, a répété que si les élus refusaient les transformations proposées par la Poste dans leur commune, agences postales communales ou points poste commerce, celles-ci ne se feraient pas.

L’après-midi, c’est avec des postiers syndicalistes de la CGT et de SUD que « Touchez pas à la poste » a été reçu pendant près d’une heure par le DRH de Bordeaux (Aquitaine et Midi-Pyrénées) et le directeur de cabinet de Micouleau.

Les représentants de « Touchez pas à la poste » ont posé plusieurs questions précises sur les modes de concertation des élus, sur le fonctionnement de la CDPPT, sur la vérité concernant le projet de démantèlement du réseau postal en 2005, 2006 et 2007, sur la loi de ruralité et services publics.

« Touchez pas à la poste » a enfin demandé que JP Bailly confirme par écrit sa déclaration verbale du matin et celle de Micouleau du 16/12/04 dans « La Voix du Midi » : « si les élus refusent les transformations, nous ne passerons pas en force... ». Nous attendons les réponses....

ACTION DU 9 AVRIL 2005 : MANIFESTATION A FRONTON.

A l’appel des élus de Villaudric, Bouloc et Vacquiers , et du comité local de « Touchez pas à la poste », plus de 150 personnes du canton se sont rassemblées à 10h, le samedi 9 avril devant le bureau de poste de Fronton, rejointes par le comité local de Gragnague, celui de Launac, et le collectif départemental.

Les nombreux élus, portant écharpe, ont, par la voix du maire de Villaudric, exigé la réouverture du bureau de poste de Villaudric le samedi matin et le maintien d’un service public postal de qualité dans le canton.

« Touchez pas à la poste » a demandé ensuite à tous de rester vigilants et mobilisés pour être prêts à reconduire de telles actions exemplaires chaque fois que des menaces vont à nouveau se repréciser.

DERNIERE INFO : LA CDPPT (Commission départementale de présence postale territoriale) du 10 avril 2005 s’est tenue, mais n’a donné lieu à aucune avancée pour Micouleau. Le règlement intérieur de la CDPPT qui n’avait jusques là pas été examiné ( !) doit être revu plus tard, et Micouleau s’est fait retoqué par le représentant du Préfet.

IL EST DEMANDE A TOUS LES COMITES LOCAUX DE DEFENSE DE LA POSTE DU DEPARTEMENT DE MAINTENIR LE CONTACT AVEC LES ELUS DES COMMUNES DIRECTEMENT MENACES EN 2005 ET DE FAIRE CIRCULER TOUTES LEURS INFORMATIONS LE PLUS RAPIDEMENT POSSIBLE.

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Commentaire n°321

LES MUTATIONS DE LA SOCIÉTÉ ET LES ACTIVITÉS DOMINICALES Etude du Conseil économique et social présentée par M. Jean-Paul Bailly au nom de la commission temporaire sur les mutations de la société et les activités dominicales

onclusion : Le dimanche n’est pas un jour ordinaire etdoit rester un marqueur, un repère symbolique, un point d’ancrage stable pour la vie familiale et le lien social. Or, les mutations de notre société conduisent à l’individualisation des attitudes, de chacun d’entre nous à chaque moment de sa vie.

L’étude du Conseil économique et social propose, pour que nous puissions faire toujours « société ensemble » que le dimanche soit un jour du libre choix pour chacun, y compris d’être plus actif.....en incluant l’intérêt manifeste du consommateur dans les critères de la dérogation ;... (demande d’ouverture exceptionnelle du dimanche au prefet)

L’employeur qui, dans un cadre légal, désire ouvrir son enseigne le dimanche, s’il fait appel au personnel de l’entreprise, devra respecter le volontariat. Ses besoins pourraient être formulés par écrit et diffusés à l’ensemble des salariés concernés par l’offre. Cette procédure pourrait être l’objet d’un accord d’entreprise.

Mes Commentaires (rapides)

La pierre angulaire de l’extension de l’ouverture du dimanche pour Mr Bailly et ses commanditaires, est le volontariat, le libre choix de l’individu. J’affirme que dans le contexte du contrat de travail liant le salarié à l’employeur, un tel choix n’existe pas, le déséquilibre des parties en présence étant manifeste, surtout dans un contexte de précarité tel que nous le connaissons aujourd’hui et plus encore demain si nous laissons faire. Mr Bailly, polytechnicien, ne méconnait bien entendu pas ce rapport de force, mais avec malhonneteté intellectuielle, dont, je m’empresse de le dire il n’a pas l’exclusive, il occulte totalement ce FAIT. Le choix n’existe pas en réalité ou à tout le moins la proportion du travail du dimanche subi par rapport au travail du dimanche reellement choisi est largement au bénéfice (si j’ose dire s’agissant d’une affaire de gros sous) du premier. Toute communauté n’existe que par ses valeurs et c’est comme celà que après 1945 et passé les horreurs de deux guerres mondiales, un modele de société a été partagé pour le bien de tous. l’abandon de ces valeurs est la cause directe du retour en arriére que nous vivons aujourd’hui. Etendre le travail de dimanche, c’est favoriser l’éclatement de notre société, riche de ses associations, culturelles, sportives et pourquoi pas religieuses... Nous devons nous opposer de toute nos forces à cette entreprise de division de la société sous pretexte de "liberté" qui n’est autre que "la liberté du renard dans le poulailler". Ensemble, sans crainte nous pouvons faire reculer cette minorité (5% d’individus ?) dont les seules richesses sont une montagne de cynisme et de conservatisme. Non ne revenons pas en arrière, ce serait une offense à tous ceux qui nous ont précédé et qui nous ont permis d’etre ce que nous sommes, des femmes et hommes debouts et j’ai une pensée émue pour mes grands parents, arrieres grands parents morts pour défendre ces valeurs.

Le 7 AVRIL 2008, manifestons à Mr Bailly notre farouche opposition à cette entreprise visant à précipiter la destructuration de notre société et des individus qui la composent. Fraternellement,

Patrick Riviere