Devant 70.OOO personnes, le président vénézuélien a invoqué la formule marxiste de Rosa Luxemburg, "Le socialisme ou la mort", pour illustrer le dilemme auquel est confronté, selon lui, le grand rendez-vous annuel des altermondialistes.
"Nous ne pouvons pas perdre de temps, il s’agit d’essayer de sauver la planète, en changeant le cap de l’histoire, en construisant un mouvement authentiquement socialiste sur la planète", que "le capitalisme est en train de tuer", a-t-il martelé.
"Je crois que dans le Forum nous devons impulser la création d’un grand mouvement articulé, mondial, anti-impérialiste et alternatif (...) de lutte".
"Un monde différent, un monde de paix n’est pas seulement possible, il est nécessaire", a estimé M. Chavez, pastichant le slogan du FSM, dont la sixième édition a été très politisée.
Invité par le Mouvement sans terre brésilien (MST) et l’organisation paysanne internationale Via Campesina, Hugo Chavez a présenté son projet de "socialisme du XXIème siècle".
La cérémonie a été focalisée sur la dénonciation de la politique étrangère de Washington qui a défini le FSM comme un "événement anti-impérialiste".
Aux côtés de Cindy Sheehan, la mère d’un soldat américain tué en Irak, Hugo Chavez a repris ses slogans favoris contre l’impérialisme des Etats-Unis "le plus assassin, pervers et immoral de la planète".
Il a également fustigé "Mister Danger", surnom du président George W. Bush, "le plus grand terroriste du monde", sous les vivats d’un groupe d’Américains de Boston venus le remercier d’avoir livré cet hiver du fioul bon marché aux pauvres de la capitale du Massachusetts.
Internationale chantée poing levé, hommage aux "martyrs" de la révolution cubaine, portraits du Che Guevara et de Marx, multinationales américaines tournées en dérison, le tout dans une ambiance surchauffée...