
Lundi 31 janvier deux cents personnes se sont rassemblées, devant l’hôtel Dieu pour signifier leur opposition à la vente de l’Hôpital La Grave. La décision de vente, qui devait être prise ce lundi par le Conseil d’Administration de l’hôpital, a finalement été reportée par le ministre de la santé à une date non communiquée. La gestion du site de La Grave est démonstrative de la cacophonie existant entre les principaux responsables Philippe Douste-Blazy, Daniel Moinard et Françoise de Veyrinas, dont les déclarations contradictoires se multiplient.
La présidente du Conseil d’Administration, Françoise de Veyrinas, n’en est d’ailleurs pas à une contradiction et un mensonge près. N’a-t-elle pas déclaré à la presse, lundi soir : « nous souhaitons, le ministre l’a demandé, la ville de Toulouse le souhaite aussi, le conseil d’administration le souhaite aussi, conserver au cour de notre ville des lits de soins. Il n’y aura pas un seul service, une seule activité qui se déroulait sur La Grave qui sera supprimé. Toutes les activités demeurent et se développeront dans les meilleures conditions ».
Françoise de Veyrinas a certainement déjà oublié qu’il y a deux ans l’activité de la maternité de La Grave a été transférée sur le site de Paule de Viguier, libérant un espace (près de 40% de la surface de La Grave) toujours inoccupé. Elle ne doit pas non plus se souvenir que les 160 lits de long et moyen séjour de la gériatrie seront déménagés à Ancely en 2007. Mme de Veyrinas sait aussi parfaitement qu’aucun projet médical de remplacement de ces deux activités n’a été proposé. Quand au développement, « dans les meilleures conditions », des activités existantes il faudra nous expliquer en quoi la réduction des horaires d’ouverture de la pharmacie aux patients externes contribue à une amélioration du service fourni aux malades (pour rappel ; 400 patients séropositifs en pâtissent). Nous constatons qu’entre les dires de Mme de Veyrinas et la réalité il y a un monde et qu’elle a perdu, encore une fois, l’occasion de se taire.
Les déclarations, souvent précipitées, incohérentes et contradictoires, dont nous gratifient le ministre de la santé, le directeur général des hôpitaux et la présidente du conseil d’administration des hôpitaux nous démontrent qu’ils n’ont nullement réfléchi à un projet d’avenir d’ordre médical pour La Grave. Leur unique préoccupation concernant le site de La Grave est de le vendre, et ce, malgré l’opposition manifestée à ce projet par les usager-e-s, le personnel hospitalier, les associations, les syndicats, les médecins et les toulousain-e-s. De part son entêtement, Philippe Douste-Blazy s’affiche comme le ministre qui nuit à la santé.
Act Up Toulouse exige :
le rétablissement immédiat des horaires de la pharmacie hospitalière tels qu’ils existaient
une réunion dans les plus brefs délais entre le ministre de la santé et le Collectif de défense de l’Hôpital La Grave
Contact presse :
Guy Molinier : 06 18 41 20 99