La coordination des parents en lutte constate que le gouvernement a fait passer en force la loi Fillon et que la seule réponse aux manifestations et aux occupations de lycéens a été la matraque.
Aujourd’hui, de nombreux jeunes sont inculpés, 11 sur Paris dont trois majeurs, qui risquent des peines de trois ans de prison et des amendes pouvant aller jusqu’à 7 000 euros. Certains lycéens ne connaissent pas encore la date de leur procès.
Mais déjà, à Bayonne, deux lycéens majeurs ont été condamnés à deux ans de prison avec sursis, huit cents heures de TIG (travail d’intérêt général) et 6000 euros à rembourser au lycée René Cassin qu’ils avaient occupé. Dès le 25 mai, un certain nombre de procès se sont ouverts contre des lycéens combatifs qui ont pris part au mouvement. La condamnation récente de Samuel Morville est un nouvel exemple de l’ampleur de la répression (voir le communiqué de la Ligue des Droits de l’Homme).
Pour exiger l’abandon des poursuites contre les personnes interpellées lors des différentes initiatives contre la loi Fillon et des sanctions disciplinaires, administratives, voire pédagogiques contre les lycéens investis dans le mouvement, nous devons rester mobilisés !
Concert de casseroles tous les mercredis de juin Place du Capitole à 18 h 30