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Forom des langues du monde de Toulouse
lundi 22 mai 2006, par

SAMEDI 27 et DIMANCHE 28 MAI 2006

PLACE DU CAPITOLE

15ème édition du Forom des langues

Tous les métèques du Monde sur la place du Capitole !

Le Forom des Langues du Monde a pour ambition de présenter le plus de langues possible, toutes sur un pied d’égalité, en mélangeant sur la place publique un forum de type animation populaire et des débats de haut niveau accessibles au plus large public.

Pour en savoir plus : Carrefour Culturel arnaud Bernard

Samedi 27 mai

17:00-24:00 : CAPITADE Une place pleine de conteurs, chanteurs, musiciens, slammeurs, danseurs, cirqueurs, poètes, blagueurs, théâtreurs, marionnettistes, conférenciers, débatteurs,... s’exprimant dans toutes les langues parlées à Toulouse. La parole à tous. Ce qu’on appelle la Capitade (du verbe capitar, en occitan : réussir).

Dimanche 28 mai

Toute la journée : stands présentant plus de 120 langues parlées à Toulouse, représentées par plus de 70 associations, sur la place centrale de Toulouse. Calligraphies (arabe, tibétaine, ...) et ateliers d’écriture, initiation à l’alphabet cyrillique, déchiffrage des caractères cunéiforme (akkadien), chants populaires italiens, chant itinérants (musique du monde et occitan) polyphonies, danses (moringue, ...), jeux traditionnels (scrabble russe, jeux pour apprentissage de mots catalans), contes, théâtre (turc, ...), et ateliers pour les enfants, exposition sur Frédéric Mistral, initiation aux langues sur les stands et dans les cafés et restaurants partenaires... et plein d’autres surprises tout au long de la journée.

11:00 Ouverture du Forom des langues du Monde 11:45 Allocution des organisateurs et des représentants des institutions partenaires. 12:15 Écrire dans toutes les langues ? Le chemin de l’écriture en occitan, aujourd’hui comme il y a mille ans, pose bien le problème. Débat organisé par le GFEN 14:00 Langues et « bienfaits de la colonisation » : le cas de l’Algérie. Débat avec et autour de Mohamed BENRABAH 15:30 Lutte contre les discriminations et intégration : la place de l’action culturelle , le rôle des langues. Présentation des activités du FASILD (Fond d’Action Social pour la Lutte contre les Discriminations) par Mme Hugonnet, Directrice, et débat avec les invités du Forom. 17:00 Déclaration Universelle des Devoirs envers les langues et les cultures. Henri Meschonnic soumettra les trente-deux premiers articles qu’il propose à la réflexion et que nous le passerons au crible juridique. Tous les débats seront traduits en langue des signes.

Langues représentées : Albanais ; allemand ; amharique (Ethiopie) ; anglais ; akkadien ; arabe dialectal et arabe littéral ; araméen-soureth ; arménien ; bengali ; bulgare ; catalan ; chinois-mandarin ; coréen ; créoles (réunionnais, antillais, haïtien...) ; croate ; espagnol et espagnol du Mexique ; espéranto ; fabla ; farsi ; français ; grec moderne ; hébreu ; hongrois ; indonésien et langues de l’Indonésie ; italien ; japonais ; khmer ; kurde ; kurmanci ; laotien ; langues africaines (mandingue, wolof...) ; langues amérindiennes (aymara, mapuche, nahualt, quechua... ) ; langues de Nouvelle-Calédonie ; langue des signes ; langues enseignées par l’Education Nationale ; occitan ; ourdou ; persan ; polonais ; portugais et portugais du Brésil ; roumain ; russe ; slovaque ; suédois ; tamazight (berbère) ; tamoul ; tchèque ; thaïlandais ; tibétain ; turc ; ukrainien ; vietnamien ; yiddish ; zazaki ... et d’autres encore !

Les débats et leurs enjeux

Samedi, Capitade* au Capitole.

Conteurs, musiciens, chanteurs, raconteurs de blague, poètes, danseurs, slammeurs, cirqueurs, magiciens, théâtreurs, conférenciers, débatteurs, s’exprimant dans la pluralité des langues parlées à Toulouseou exprimant la pluralité des cultures vivant à Toulouse, se succèderont sur la place, à l’intérieur de périmètres fluctuants, gérés par plus de cent associations toulousaines (associations de communautés linguistico-culturelles, associations de lutte contre les discriminations). Extension logique du forom du dimanche (où l’on retrouve les mêmes langues, les mêmes artistes) mais dans un cadre et un esprit différent : l’absence de scène surélevée et sonorisation, le côtoiement de conférenciers universitaires et de raconteurs de blagues, la nuit tombante, le fait que ce soit la première, tout cela oblige à ce que nous soyons tous organisateurs (association et public) pour inventer une nouvelle forme de notre vivre ensemble. Il s’agit donc d’un exercice pratique de « conviviença ». Non pas l’étalage d’une « co-existence » possible dans la tolérance feutrée, mais la mise en scène, sur une espace réduit, d’une aventure commune : la réussite de cette soirée est d’autant plus conditionnée par la force des rencontres et des débats entre tous que ces rencontres et ces échanges sont, en fait, le but lui-même.

* Capitade : francisation de capitada, succès, du verbe occitan capitar, réussir. C’est le nom que nous donnons à cette longue soirée de paroles, musiques, danses..., qui est aussi un hommage à la place Jama El Fna de Marrakech. La Capitade au Capitole contribuera à œuvrer pour une Toulouse Capitale, son objectif. Pour en finir avec les capitulades habituelles du provincialisme, que toutes nos actions mettent en capitolade. Dimanche, des stands et des débats

Rien ne change. Pas besoin de neuf mais de persévérance dans notre action*. Dont la popularité s’accroît lentement, à Toulouse et ailleurs (plus de 15 Forums, dont 2 à l’étranger, et prochainement à Liège). Au milieu des stands, comme d’habitude, les débats. Avec le Groupe Français d’Éducation Nouvelle, sur la poésie et l’écriture. Avec le professeur Mohamed Benrabah, sur le problème linguistique en Algérie. Et le débat central, sur ce projet d’allure fantastique de Déclaration Universelle des Devoirs envers les Langues et les Cultures, nécessaire pendant de la Déclaration des Droits de l’Homme. Qui se travaille toute l’année. Qui, cette année, franchira une étape nouvelle avec la lecture, par Henri Meschonnic, des trente-deux premiers articles qu’il propose et qu’il soumet, par notre intermédiaire, à la réflexion de tous les peuples du monde.

Nous parlerons aussi du volet juridique du projet de Déclaration avec des professeurs de droit, des juristes et des avocats spécialistes qui ont pris conscience du caractère pionnier de ce projet. Parce que le caractère pionnier de la réflexion intellectuelle pousse les juristes eux-mêmes à défricher des terrains nouveaux.

* Notre philosophie toulousaine de la pluralité culturelle (tension entre les œuvres des différentes cultures sur la base de la reconnaissance de l’égalité des langues) s’oppose totalement à toutes les idéologies de la diversité culturelle (défendue aussi bien par l’Europe que par nos politiques français, de droite et de gauche, ou encore les régionalistes, les porte-paroles des minorités, les alter-mondialistes, etc), notion inerte qui ne connaît les langues que comme « outil de communication » et qui postule l’utopie d’une pacification généralisée sur ce front. Qui exclue donc le rôle des cultures et l’affrontement nécessaire des œuvres. Exclue donc la vie.

LES INVITES DE CE FOROM 2006

Henri MESCHONNIC Professeur émerite de linguistique à l’Université Paris-VII, poète, traducteur de la Bible, essayiste, depuis près de trente ans, Henri Meschonnic mène une réflexion de fond sur les enjeux profonds de la traduction littéraire. Bien plus qu’une simple herméneutique, sa vision met en jeu la théorie du langage et de la poésie elle-même. À travers sa pratique poétique, ses traductions, ses analyses et ses réflexions théoriques, Henri Meschonnic propose une pensée intempestive, qui est une critique des savoirs et des pouvoirs contemporains et qui se révèle dense d’implications philosophiques et politiques. Quelques-uns de ses derniers ouvrages : Hugo, la poésie contre le maintien de l’Ordre (Maisonneuve et Larose) ; Spinoza, poème de la pensée (Maisonneuve et Larose) ; De la langue française, essai sur une clarté obscure (Hachette, coll. Pluriel). Il est aussi l’auteur des premiers articles de la Déclaration Universelle des Devoirs envers les langues et cultures qu’il nous présentera pendant ce Forom 2006.

Suzanne CITRON Agrégée d’histoire, professeur de lycée puis à l’Université Paris XIII, auteur de Mes lignes de démarcations - croyances, utopies, engagements, éd. Syllepse 2003 ; L’histoire des hommes éd. Syros-Jeunesse,1996 ; L’histoire de France autrement éd.de l’Atelier, 1995 ; Le Mythe national, l’histoire de France en question éd. de l’Atelier, 1991 Syros. Mohamed BENRABAH Linguiste algérien, ancien directeur de l’Institut des langues étrangères à l’Université d’Oran ; actuellement enseignant à l’Université de Grenoble III. Auteur de Langue et pouvoir en Algérie : histoire d’un traumatisme linguistique, Séguier, 1999.

Michel MOCHÉ Ecrivain, conférencier, président de l’association culturelle Fabre d’Olivet, a édité « La langue d’oc rétablie » co-édition D. Steinfeld - association Fabre d’Olivet Son dernier opus : « L’accompagnement de ceux qui partent et de ceux qui restent »

Catherine HUGONNET, directrice du FASILD Midi-Pyrénées (Fond d’Action Social pour l’intégration et la Lutte contre les Discriminations) et ses collaborateurs Représentants du GFEN : Groupe Français d’Education Nouvelle (non encore connus à la date d’impression)

Bernard KOUCHNER (sous réserve) Médecin et homme politique français, co-fondateur de Médecins sans frontières et de Médecins du Monde, ancien ministre, député européen et haut fonctionnaire de l’ONU, le « french doctor » est surtout connu et reconnu pour le succès de sa mission de paix au Kosovo. Xavier NORTH Agrégé de Lettres Modernes. Délégué général à la langue française et aux langues de France au Ministère de la Culture et de la communication.

Michel ALESSIO Chargé de mission aux langues de France et observation des pratiques linguistiques au sein de la DGLFLF SÉMINAIRE JURIDIQUE Jacques POUMAREDE Historien du Droit. Professeur au laboratoire d’études et de recherche sur l’économie, les politiques et les systèmes sociaux (LEREPS), Université de sciences sociales - Toulouse.

François CANTIER Avocat, président de l’association Avocats Sans Frontières France (ASF ou ASFF) dont le but est d’assurer la défense de toute personne dont les droits fondamentaux sont en cause et qui se trouve dans l’impossibilité de bénéficier d’un avocat libre et indépendant dans son pays. Elena GRIGORAS Juriste spécialisée en droit des nouvelles technologies, enseignante en droit de la propriété intellectuelle.

Stella BISSEUIL Avocate spécialisée en droit pénal et conseil juridique, droit des affaires, droit international

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