
Dans un communiqué, le secrétaire général a indiqué "prendre acte" de cette décision, tout en "désapprouvant le processus et la démarche qui caractérisent" les décisions du CCN. "Je les considère en rupture avec nos orientations de congrès. (...) Les débats et les votes du CCN mettent en évidence de graves carences en matière de démocratie interne et de respect des règles de la vie commune", souligne Bernard Thibault.
Plus tard, Bernard Thibault a dénoncé "des carences en matière de démocratie interne et de respect des règles de vie communes" à la CGT, dans un discours aux organisations de la CGT.
Un premier vote indicatif mercredi soir avait permis l’adoption d’un amendement (74 voix pour, 37 contre et 5 abstentions) indiquant que le CCN se prononçait "pour le rejet du projet de traité constitutionnel". Jeudi, cette position a été confirmée par l’adoption de l’ensemble du texte intitulé "Contribution CGT au débat public sur les enjeux européens, particulièrement sur le projet de traité constitutionnel pour l’Europe".
"La CGT se prononce contre la construction européenne actuelle, marquée par un assujettissement des droits sociaux aux logiques de la rentabilité et de la concurrence dont les principales dimensions se retrouvent dans le projet de traité constitutionnel", indique le document, qui précise en conclusion que "chacun demeure libre, en tant que citoyen, de son opinion définitive et de son suffrage".
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