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Si la solidarité devient un délit, nous demandons à être poursuivis pour ce délit !
lundi 23 mars 2009, par
Rassemblement devant le Tribunal de Grande Instance de Toulouse - Place du Salin Mercredi 8 avril à 17h30

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Aujourd’hui, en France, il est devenu criminel d’accueillir, d’accompagner, ou seulement d’aider une personne en situation irrégulière.....

Le 18 février 2009, à 7 h 45 du matin, la police frappe à la porte une bénévole aux Restos du coeur et à l’association Terre d’errance. Depuis deux ans et demi, cette femme organise les dons de nourriture et d’habits pour les migrants qui errent autour de Calais dans l’espoir de passer en Angleterre. Elle recharge aussi leurs portables. Les policiers lui on dit : "on vient vous chercher pour vous mettre en garde à vue, pour flagrant délit d’aide aux personnes en situation irrégulière".

L’interpellation le 16 février 2009 d’Hamid, un sans-papier accueilli par la communauté Emmaüs de Marseille Pointe-Rouge, s’est transformée le 17 février 2009, en opération policière dans cette communauté. Ainsi, sur décision du parquet de Marseille une perquisition a eu lieu dans la dite communauté Emmaüs aux fins de recenser la présence d’éventuels compagnons sans papiers.

Dans le même cadre, Kamel un responsable de la communauté a été mis en garde à vue pendant 6 heures le 17 février.

Ces faits s’ajoutent à une liste déjà longue de militants associatifs ou de citoyens ordinaires poursuivis pour avoir manifesté leur solidarité ou agi avec humanité à l’égard de migrants privés du droit au séjour. Alors demain, quels gestes du quotidien seront punis pour remplir les objectifs du Ministère de l’immigration ? Votre médecin sera-t-il interpelé pour avoir soigné un sans-papier malade, ou votre facteur pour lui avoir distribué son courrier ? L’instituteur de vos enfants sera-t-il inquiété pour avoir appris à lire à un enfant dont les parents sont en situation irrégulière ?

Nous sommes tous concernés : parce qu’ avant d’être « sans-papiers », ces hommes, ces femmes et ces enfants sont des personnes en difficulté, isolées et démunies et il est de notre devoir de citoyen de les aider dans la dignité et le respect dû à chaque être humain.

Alors si la solidarité devient un délit, nous demandons à être poursuivis pour ce délit !

Mercredi 8 avril 2009, devant les palais de Justice de Paris, Lille, Marseille, Strasbourg, Lyon, Bordeaux, Toulouse, Rennes et ailleurs en France, nous serons 5 500 à nous présenter comme prisonniers volontaires, affirmant avoir, un jour, aidé un homme ou une femme sans-papiers en difficulté. Nous serons 5 500 citoyens décidés à rester des « aidants » !

SOYEZ NOMBREUX A NOUS REJOINDRE !!!!

Premières Associations Partenaires :

Emmaüs France / RESF / Fédération Entraide Protestante / Cimade / Comede / Gisti / FASTI / UNIOPSS / Secours Catholique/LDH

Si vous souhaitez participer à ces rassemblements, vous pourrez dès vendredi 27 mars vous inscrire sur - www.delinquants-solidaires.org .

D’ici là, pour tout renseignement ou pour faire part de votre participation à l’initiative toulousaine, n’hésitez pas à prendre contact avec : resf31@abri31.org-


A Toulouse aussi, la solidarité n’est pas un délit !

Nous , citoyens "avec papiers", pouvons-nous rester passifs devant le sort réservé à nos concitoyens sans papiers et leurs enfants, sans y sacrifier une part de nos droits, une part de notre liberté ? Leurs droits sont les nôtres, leur liberté est la nôtre !

Rassemblement de soutien Mercredi 25 mars à 18h Place Saint-Etienne

Remise de pétitions à la Préfecture

Rassemblement devant la préfecture pour soutenir ceux et celles qui sont sous le coup d’une sanction pouvant aller jusqu’à 750 euros d’amende, pour avoir soutenu un père de famille lors de son expulsion.

— 

Le 19 juin 2008, des militants du réseau éducation sans frontières, des travailleurs sociaux du quartier d’Empalot, de simples citoyens, se sont rendus à l’aéroport de Toulouse Blagnac afin d’apporter leur soutien à M. G, en instance d’expulsion.

Suite à ce rassemblement, une vingtaine de personnes ont été mises en cause pour avoir franchi un portique de sécurité. Convoquées pour une audition par la Police de l’Air et des Frontières durant l’été, elles viennent de se voir notifier cette mise en cause pouvant entraîner une amende jusqu’à 750 euros.

Suite à un délai de 30 jours, il appartiendra au Préfet de la Haute-Garonne de décider s’il maintient ou non ces amendes. Si tel était le cas, cette décision ne pourrait être interprétée que comme une volonté de réprimer l’action des personnes qui soutiennent les familles de sans papiers.

Rappelons que la décision d’expulsion de M. G et de séparation de la famille était apparue alors comme emblématique du durcissement de la politique du gouvernement envers les étrangers. Elle a suscité, à ce titre, une vive émotion et une mobilisation de l’opinion publique dont la presse s’est fait largement l’écho.

Nous réaffirmons aujourd’hui notre soutien à la famille G et nous demandons à M. le Préfet de la Haute-Garonne de réexaminer leur dossier, afin de mettre fin à une situation inacceptable.

Nous demandons qu’aucune sanction ne soit prise à l’encontre des personnes mises en cause.

La solidarité ne peut être condamnée ! Premiers signataires : RESF 31, ACT-UP Sud-Ouest, ATTAC Toulouse, Cimade, Collectif Anti-expulsions, Emmaus Toulouse, LDH, REFI Midi-Pyrénées, Résistance à la délation, DAL Toulouse et environs, Toulouse Libertés, Voir et Comprendre, ACSE, Volvestre Solidarité ; Associations d’Empalot (ASEDE, Collectif HASURE, TEFC, Le Champ du Loup, Aidons-Nous), Comité Empalot solidaire des sans-papiers, CGT Educ’action, CNT31, Coordination des intermittents et précaires MP, FSU, Solidaires, ACU31, Les Alternatifs31, AMP, NPA, PCF, PG

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