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Non aux peines planchers !
mercredi 4 juillet 2007, par Collectif Toulouse Libertés

Direct en prison ?...

Le projet de loi contre la récidive qui va être discuté cet été prévoit :

-  la mise en place de "peines planchers" :
Prison ferme pour toute récidive d’un délit puni de trois ans d’emprisonnement et ce dés l’âge de 13 ans.

Pour une personne condamnée pour la seconde fois pour un vol à l’étalage, la peine plancher sera d’un an d’emprisonnement, abaissée à 6 mois pour les enfants de 13 à 18 ans.

...les ados aussi ?


-  la disparition de l’excuse de minorité :
L’attenuation de peine pour mineurs pourra être écartée dès la première récidive ; elle disparaît dés le troisième fait de violence commis par un adolescent de 16 à 18 ans.

Un adolescent de 16 ans condamné 2 fois pour un vol à l’arraché de téléphone portable devra, la troisième fois, être condamné à une peine minimale de 2 ans d’emprisonnement, le juge ne pouvant écarter cette peine que de façon exceptionnelle.

Ce projet de loi fait de la prison la règle, alors que l’objectif de dissuasion poursuivi est illusoire.

L’Australie qui avait retenu un système analogue en 1997 l’a abandonné suite à de nombreux suicides en détention !

Au moment où la France a atteint un taux d’incarcération inégalé depuis 1945, ce projet de loi est une machine à augmenter l’enfermement sans apporter une réponse efficace à la récidive.
Les prisons françaises ne sont pas un lieu de réinsertion mais aggravent la problèmatique des plus fragilisé/e/s.

Renoncer à l’éducation de nos enfants, même s’ils sont délinquants récidivistes, afficher la prison comme seule réponse aux malaises de nos adolescents violents marque l’échec de notre société à les accompagner vers l’insertion sociale.

Le choix du « tout carcéral » va induire des dépenses considérables pour le financement de l’emprisonnement au détriment de toutes les prises en charge éducatives.

Exemple dans notre région : La création inutile et coûteuse de la nouvelle prison d’enfants (« Etablissement Pénitentiaire pour Mineurs ») de Lavaur absorbe l’essentiel des moyens en personnel éducatif de la Protection Judiciaire de la Jeunesse (PJJ), alors qu’un quartier mineur fonctionnait dans des conditions satisfaisantes à la prison de Seysses.

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