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Pourquoi une action juridique supplémentaire ?
vendredi 21 janvier 2005, par PJCNina-CdP

PLUS JAMAIS ÇA, Ni ici Ni ailleurs - 14 mai 2004

Le 21 septembre 2001, un stock de rebuts de nitrate d’ammonium, explosif vendu comme engrais agricole, explosait dans le hangar 221 de l’usine AZF de Toulouse. Quelques jours plus tard, le procureur inscrivait comme chef d’inculpation sur l’enquête dont il avait été chargé “ homicide par imprudence ”. 32 mois plus tard, tranquillement, les mises en examen cernent des exécutants proches des taches les plus pénibles. Les procès ne sont pas encore ouverts, les réquisitoires ni les peines ne sont prononcées, pour autant, il se dégage un pressentiment général de jugement dérisoire en regard de l’événement. Il faut dire que ni la direction de “ Grande Paroisse ”, propriétaire de l’usine AZF de Toulouse, ni celle de “ ATOFINA ”, propriétaire de l’entreprise “ Grande Paroisse ”, ni celle de “ Total-Fina-Elf ” propriétaire d’ “ ATOFINA ” ne sont mises en cause par l’enquête en cours. En résumé, le plus grand accident industriel de l’histoire française au 20ème siècle s’oriente vers une somme d’amendes dont le montant ne permettrait peut-être même pas de réparer un seul des 30.000 appartements dévastés, et vers une somme d’emprisonnements dont la durée sera sans doute inférieure à ce que prend généralement un voleur de mobylette. En s’approchant un peu de la liste des prévenus, on s’aperçoit que ce sont ceux qui sont passés le plus près de la mort, ceux qui ont depuis longtemps les plus bas revenus, qui risquent de prendre les plus lourdes peines.

Ainsi donc, il est possible de faire confiance à la justice de son pays... ! ? !

Si vous pensez qu’ainsi tout est bien, ce qui suit ne vous dira rien.

Depuis quelques mois, il apparaît évident que l’enquête ne remontera pas aux responsables. On ne poursuivra pas ceux qui, de leur bureau climatisé francilien, ont donné l’ordre à AZF de diminuer ses coûts de production pour augmenter ses dividendes versés. On ne poursuivra pas ceux qui pensent que la sécurité, c’est bien cher pour ce que ça rapporte.

On ne poursuivra pas ceux qui pensent que c’est grâce à leur investissement que des pauvres gens ont eu un emploi, même s’il était certes un peu “ dangereux, mais parfaitement maîtrisé ”. Pas plus qu’on ne poursuivra ceux qui ont donné à ces ateliers les autorisations de fonctionner alors que de partout se généralisait la culture de “ tirer sur la corde ” de la rentabilité.

Il est temps d’inviter la justice à questionner les donneurs d’ordre.

Quelques sinistré-e-s ont donc choisi de se porter partie civile, afin d’avoir accès au dossier, et de demander des comptes à ceux qui ont préparé les conditions de cette catastrophe, en faisant requalifier le chef d’inculpation ou en obtenant du juge qu’il s’intéresse aux donneurs d’ordre. Cette nouvelle étape dans la lutte des sinistrés d’AZF va nous coûter une fortune. C’est pourquoi nous faisons appel à votre solidarité financière, matériau de votre solidarité sensible. C’est pourquoi, nous souhaitons votre présence et votre participation dans la

TONTINE ANTI TOTAL

Nous souhaitons y réunir mille personnes qui verseront chacune cinq euros par mois pendant au moins un an, par virement automatique, ou par chèque. La somme de soixante mille euros est en effet la somme minimale nécessaire à l’exercice d’une justice indépendante dans ce pays. D’ici quelques années, nous espérons être parvenus à faire reconnaître comme coupables, les responsables de cette explosion. Si nous perdons ce ou ces procès, car la partie n’est pas facile vu les moyens de l’adversaire, il nous restera la dignité de l’avoir tenté et l’information que nous aurons pu diffuser “ de l’intérieur ” . Dès que vous aurez rempli le formulaire ci-joint, et que vous nous l’aurez réexpédié, vous serez inscrit sur la liste des destinataires du courrier régulier que nous diffuserons et qui vous informera des avancées de nos actions. Informations que vous pourrez diffuser dans votre voisinage ou vos réseaux pour une argumentation encore plus efficace pour la suppression des risques technologiques.

Merci de votre soutien moral et financier.

o Je soutiens par virement bancaire automatique de 5 € par mois sur 12 mois après avoir vérifié que ma banque ne prendra pas de commissions sur cette opération. (les clients du Crédit Mutuel peuvent réaliser gratuitement leurs virements sur notre compte).

o Je soutiens par 1 chèque de 60 euros ci-joint.

o Je soutiens par quatre chèques de 15 euros au 1er juillet 2004, 1er octobre 2004, 1er janvier 2005, 1er avril 2005 que j’envoie ensemble ce jour

o Je soutiens par 1 chèque de ........... euros ci-joint.

o Je souhaite être tenu-e informé-e par mail à l’adresse ci-jointe de l’avancée des actions des parties civiles Mon adresse mail ou celle d’un-e ami-e qui me transmettra :

Plus Jamais Ça - Actions Juridiques 16 avenue Henri Barbusse - 31300 Toulouse pjcnina.cdp@wanadoo.fr

CREDIT MUTUEL

Banque Guichet N° de compte Clé 15999 02210 00020038601 20

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