A Toulouse, suite à une rumeur, 1000 sans papiers se présentent à la Préfecture, les reconduites à la frontière suivent !
A Paris, manifestation lundi organisée par le DAL :Incendie meurtrier de l’hôtel de la rue de Provence Plus jamais ça !
A Toulouse,les familles hébergées dans la plus grand précarité dans des hôtels se mobilisent avec le collectif pour l’Espoir
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Une rumeur a enflé à Toulouse : la Préfecture régularise les sans papiers. Et pendant trois jours fous, 1 millier de personnes se sont rendues à la Préfecture. Cet afflux spontané vers les services préfectoraux indique l’immense espoir dans lequel ces personnes tentent de construire leur vie en France, et l’extrême précarité et l’isolement que leur imposent les autorités en les mettant dans la clandestinité.
La réalité a été tout autre : non seulement la Préfecture n’a pas traité les dossiers avec plus d’humanité que d’habitude, mais elle en a profité pour notifier à 60 d’entre eux une décision de reconduite à la frontière. Et combien ont eu un refus de séjour délivré façon "chronopost" ?
Le Ministère impose aux préfectures des quotas annuels d’expulsion en guise d’objectifs.
L’occasion était trop belle pour le Préfet qui n’a pas hésité à utiliser ce mouvement d’espoir pour remplir ces objectifs comptables et faire du chiffre.
Il faut se rendre compte de la manière avec laquelle ces personnes sont traitées. Des hommes, des femmes, des enfants, des familles, soumis à des directives ministérielles, mais ce sont les choix politiques qui dictent les directives ministérielles qui sont contestables.
Comment peut-on à Toulouse, accepter qu’en notre nom, sous couvert des lois de la République, ces personnes soient mécaniquement broyées, leurs droits niés par notre administration, leur vie empêchée par la menace d’une expulsion à venir.
Lors de ces trois jours, elles ont fait la queue sans information claire sur leurs droits. Elles ont étéreçues 10 par 10 dans une pièce fermée à clef. Certain-e-s se sont vars privé-e-s de leur passeport.
Nous appelons toutes les Toulousaines et tous les Toulousains à ne plus tolérer que ces hommes, ces femmes et ces enfants soient pourchassés. Depuis des années, les sans papiers ont exprimé leur volonté d’être reconnus et de vivre ici. Ils résistent et mènent avec courage et ténacité
Une bataille dure, éprouvante pour faire reconnaître leur citoyenneté.
Les " sans papiers " ne mettent en danger ni la République ni le droit. lis sont une blessure constante à nos consciences. Ils doivent être régularisés.
* Abrogation de tous les Arrêtés de reconduite à la frontière.
* Régularisation de tous les sans papiers
* Femeture des centres de rétention
Premiers signataires : Cimade, Ligue des Droits del’Homme, MRAP, Motivé-e-s, Parti Communiste 31, Ligue Communiste Révolutionnaire, AMP, Rasl’Front, Collectif toulousain « Résistance à la Délation », Solidaires, FSU, UD CGT 31
Après le rassemblement à la perfecture de mercredi soir
Réunion unitaire le mardi 19 mai, 19 heures, à la Cimade 3 rue de l’Orient
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DAL paris
COMMUNIQUÉ - paris Samedi 16 avril
Incendie meurtrier de la rue de Provence Plus jamais ça !
20 personnes dont 10 enfants sont morts dans l’horreur de l’incendie de l’hôtel Opéra. Les résidents qui ont échappés aux flammes sont tous blessés, dont 11 sont dans un état grave.
La sécurité dans cet hôtel était insuffisante et il faudra définir les responsabilités, car ce feu, a été non seulement le plus meurtrier que l’on ait connu dans la capitale depuis plusieurs décennies, mais il n’a laissé aucun occupant indemne. Que s’est -il passé réellement, ou sont les responsabilités ?
Vendredi soir environ 200 personnes, à l’appel notamment de Droit Au Logement, et de la coordination des sans-papier, se sont rassemblées pour faire part de leur solidarité et de leur émotion après ce drame, puis se sont rendues à la Mairie du 9e pour exiger que la ville de Paris et le Préfet reloge dans de vrais logement, quelque soit leur situation administrative toute les familles sinistrées. Mme Hidalgo, 1ère adjointe au maire de Paris a refusé de prendre cet engagement, sauf pour 4 familles hébergées par les services de la ville de Paris. Le député UMP du secteur, Mr Lelouche, a été interpellé pour que les familles demanderesse d’asile, ou en attente de papier soient régularisées.
En effet, on ne peut envisager que des familles ayant vécu ce drame soient plongées encore dans la précarité de la vie hôtelière ou renvoyées par la contrainte dans leur pays.
Il faut cesser d’héberger des familles dans des hôtels de tourisme, un pis-aller coûteux pour les collectivités publique , inadapté, précaire et dangereux pour les familles sans logis, qui permet aux gérants d’hôtels bas de gamme et parfois de taudis de s’enrichir sur le dos des mal-logés.
Plusieurs milliers sont hébergées dans ces conditions à Paris et en Ile de France.
Nous appelons à manifester Lundi 18 avril à 18H, devant l’hôtel, 76 rue de provence (métro Chaussée d’Antin)
Pour exiger :
Le relogement immédiat et la régularisation de tout les sinistrés
L’application de la loi de réquisition, alternative aux hôtels et aux foyers
L’arrêt des expulsions sans relogement pour cesser d’alimenter la précarité du logement
La production massive de logements sociaux pour les ménages les plus modestes et le gel des démolitions de HLM.