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Un exercice à la conclusion évidente : disparition de la zone Seveso !
mardi 13 juin 2006
Retour d’expérience des associations riveraines (PJCnina CdP, ACE 21, Les Amis de la Terre Midi-Pyrénées) sur l’exercice PPI du 18 mai 2006, simulant un accident toxique à ISOCHEM

L’exercice PPI du 18 mai 2006, simulant un accident toxique à ISOCHEM a mis en évidence pour les associations riveraine, observateurs de cet exercice, un grand nombre d’insuffisances dans le plan de prévention et dans sa mise en œuvre :

1° La sirène, point de départ de toute l’alerte pour permettre aux populations de se confiner, était inaudible sur la majeur partie de la zone du PPI ( inaudible à Croix de Pierre et en intérieur, appartements ou magasins ; à l’école des Oustalous un seul enseignant l’a très faiblement entendu ; l’école primaire a été prévenue par l’école maternelle à 14h15. Actuellement il n’existe aucun système pour relayer la sirène d’Isochem.

2° Les dispositifs de police : La gestion de trafic routier, auto routier, ferroviaire et aérien n’a pu être testé puisqu’il n’y a eu aucune entrave de faite. Il en a été de même à l’intérieur de l’usine puisque voitures et camions entraient et sortaient sans restriction comme sur le chantier AZF qui a continué à fonctionner. 3° Les dispositifs de secours semble opérationnel, le centre anti-poison était alerté en même temps que le SAMU et connaissait, à To+15mn, la nature du gaz toxique, mais leur efficacité, hors usine, de même que leur capacité à localiser des blessés ou leur rapidité à les prendre en charge n’ont pas été testées .

4° Cet exercice n’était pas un exercice grandeur nature qui reste à faire avec la population car pour un accident toxique comme celui envisagé, l’objectif premier est la mise en sécurité des populations et la prise en charge des blessés :

-   en conséquence, le plus important pour les populations riveraines (comme pour les écoles) c’est l’alerte, il est donc impératif que la sirène soit audible dans toute la zone PPI ;

-   ensuite les consignes de confinement doivent être connues et comprises or les plaquettes d’information ne sont pas suffisantes et mal distribuées ;

-   les écoles ont des Plans de Mise en Sécurité mais n’ont pas les moyens de les mettre en œuvre (eau, nourriture, radio... seraient à la charge de l’école cf les Oustalous). Dans la zone PPI, il y a des crèches, ont-elle des PMS ? qui les prévient ?

-   les établissements recevant du public n’ont pas, participé à l’exercice : qui peut assurer qu’ils savent mettre en place les consignes de confinement lorsqu’ils entendent la sirène ;

-   l’information de confinement arrive bien trop tard (T0+ 44mn), les doses létales et irréversibles sont déjà passées sur la zone ;

-   le circuit de remonté d’information et la sensibilisation des acteurs au PCO sont insuffisants. Les secours confirment qu’il faut entre 40mn et 1h1/4 pour que PCO et PMA (éventuel) soient opérationnels et 2h pour évacuer les blessés.

En conclusion : pas de véritable progrès depuis 2001, un nouvel accident conduirait en l’état actuel d’impréparation à une nouvelle catastrophe. De nouveaux exercices grandeurs nature sont impératifs, mais la volonté de ne pas affoler la population fait douter de leur réalisation. Cet exercice plaide pour la disparition de cette zone SEVESO dans Toulouse surtout lorsque l’on entend l’industriel lors de cet exercice, réfuter le scénario retenu et même le périmètre PPI.

Toulouse le 12 juin 2006 PJC nina Cdp, ACE21, les Amis de la Terre Midi-Pyrénées

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